Portraits de passionnés

Patrick SOURBES

La Fromagerie d'Oullins (69)

Soigner les bêtes, travailler la terre et faire connaître les bons produits sont les maîtres mots de ce maître fromager !

Patrick SOURBES (c) Le Progrès

Depuis quand êtes-vous crémier-fromager ?

Je suis fromager de "naissance". Le gone du Bon Lait; Mes parents étaient crémiers fromagers épiciers sur Lyon et Bourgoin Jallieu.

Pourquoi devenir crémier-fromager ?

Je séchais volontiers l'école pour faire un joli banc de fromages (on dit aujourd'hui la mise en scène des fromages)
Je me suis rapproché des origines rurales de mon père, Robert SOURBES, originaire du Gers en devenant chevrier producteur de Picodons fermiers sur le Vercors et en vallée de la Drôme pendant 22 ans.
C'est au début des années 2000 que j'ai souhaité redevenir crémier-fromager en ouvrant d'abord à Crest (26) une crèmerie-fromagerie puis en m'inspirant du travail de la famille Androuet à Paris, une fromagerie et restaurant à fromages. Ces expériences m'ont naturellement conduit chez Androuet comme responsable d'une fromagerie rue de Verneuil près du Musée d'Orsay, puis rue Mouffetard.
Je suis fromager comme on choisit de devenir chef; un ambassadeur de la gastronomie Française en France et dans le monde.

Quel est votre fromage préféré ?

Parce que je l'ai produit longtemps et que je le connait bien, le Picodon a une place de choix dans mon cœur !

Un conseil pour les futurs crémiers-fromagers ?

J'encourage tous les futurs crémiers-fromagers à se rapprocher des professionnels passionnés, surtout ceux qui aiment transmettre leurs connaissances afin de les aider dans leur apprentissage.